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Les entrepreneurs de différents profils ont toujours le souci du financement de leur projet. Ce sera même la première des réponses si vous demandez pourquoi il est si difficile de lancer son activité. Dans la majeure partie des cas c’est un problème qui vous tient éveillé encore mieux qu’un essaim de moustiques affamés.

Alors beaucoup de ceux qui se rapprochent des structures d’accompagnement de projets ont pour principale préoccupation, quand ce n’est pas la seule, comment accéder rapidement au financement. Ils ont ainsi pour ambition de s’illustrer en tant qu’Usain Bolt de cette course d’obstacles.

Bémol : Usain Bolt a mis plus d’une décennie d’entraînement avant de parvenir à cette vitesse et cette qualité d’exécution qu’on lui connaît.

Comment se préparer à la course aux financements ?

On peut faire l’impasse sur le pourquoi se préparer. Le principe d’une préparation reste le même : obtenir de meilleurs résultats. Alors poursuivons.

Il y a de nombreuses sources de financements. Que l’on soit en Afrique, en Asie ou autre on peut identifier des sources de financements formelles et informelles.

  • Les sources informelles : famille, amis, usuriers, groupements communautaires (religieux, ethnique, tontines) ;
  • Les sources formelles : Etat, banques, micro-finances, ONG, associations.

A chacun son discours, à chacun sa préparation. Cela nous l’avons abordé dans notre article sur le Business Plan. Pour résumer, il n’y a pas de méthode magique que vous devez suivre étape après étape comme une recette de potion.

Toutefois, il y a des astuces qui vous seront utiles et que vous devrez développer par rapport à votre situation.

  • Bien doser sa confiance : Le moins que vous puissiez faire est de ne pas aller perdant à votre propre combat. Vous n’êtes pas convaincu ? Alors vous ne convaincrez personne ;
  • Identifier les sources de financements : Système, contacts, attentes, risques, accessibilité ;
  • Avoir un prototype et/ou des résultats de test à petite échelle ;
  • Maîtriser sa solution et le discours qui va avec selon la sensibilité de vos futurs interlocuteurs ;
  • Connaître sa marge de négociation ;
  • Compartimenter l’information. Quoi dire, quand le dire et à qui le dire ?
  • Tester son discours.

Les obstacles sur le trajet

Pour certains la piste de course est droite. C’est un 100m tout à fait accessible. Pour d’autres la piste est faite de courbes et pour d’autres c’est une course avec sauts d’obstacles. Puisque nous avons déjà parlé des sources de financements il faut comprendre que ces sources sont associées à des difficultés particulières.

La recherche et le développement prennent du temps. Ce délai est défini comme acceptable par l’investisseur selon le type de projet, selon l’impression donnée par le porteur mais surtout selon son propre profil. Vous aurez donc à supporter des remarques et des critiques de la part de personnes qui selon vous n’y connaissent rien à votre projet. Alors si vous n’êtes pas du genre à encaisser les critiques et les interrogatoires… trouvez-vous un partenaire qui le pourra.

Cette solution est utile surtout si vous êtes du type pédagogue ou militant (voir l’article sur les profils d’entrepreneurs ). Ce n’est pas une solution qui vous rabaisse. Beaucoup de super entreprises se sont bâties sur ce système : le créateur (concepteur, créatif, génie) et le charmeur qui discute avec les investisseurs, prépare les présentations, garde les pieds sur terre. Le plus gros problème restera la confiance. Mais c’est aussi le même problème quand vous présentez votre projet (article sur ).

Que vous soyez seul ou en équipe il vous faudra donc une stratégie forte, la capacité de mener une réflexion en pleine pression, une bonne condition mentale encore plus que physique. Surtout que les effets sur l’un se feront sentir sur l’autre.

Dans cette course il vous faudra également user d’un beau sourire, à modérer selon l’interlocuteur mais aussi si vous êtes un homme ou une femme. On voudrait bien vanter l’égalité mais la réalité est qu’il y aura une différence d’interprétation et lorsque l’on est entrepreneure il faut redoubler de prudence.

Je suis un Usain Bolt de la course aux fonds donc :

  • J’ai la maîtrise de ma solution ; Je suis préparé à encaisser refus et critiques ;
  • Je suis un adepte du networking professionnel et social ;
  • Je suis cohérent entre ma demande et mon audience ;
  • Je sais moduler mon projet selon le principe du Lean startup ;
  • Je suis prêt à faire le premier pas dans l’investissement financier, matériel et humain ;
  • Je suis prêt à travailler avec des partenaires.

 

Winnie NDJOCK


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