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Avec le digital il y a du bon, du mauvais et du pire. Si la diffusion d’informations a été facilitée avec les blogs, les sites web, les réseaux sociaux et les autres plateformes on constate malheureusement que les informations diffusées sont trop souvent fausses : ce sont les fake news.

Pourquoi les fake news inquiètent autant ?

Une fake news est une nouvelle fausse, une déformation de la vérité qui exploite différents types de contenus et la très forte propension au partage en ligne. Si les fake news ont un tel pouvoir de nuisance c’est parce qu’elles deviennent facilement virales.

En ligne, beaucoup ne lisent que le titre ou les premiers mots d’une publication pourtant de nombreuses fake news sont en fait des blagues. Certains de leurs auteurs indiquent à la fin qu’il ne s’agit pas d’une information sérieuse, ou le développement montre que c’est une blague. Mais beaucoup se contentent d’abord de partager avec une mauvaise description du contenu. Ensuite d’autres reprennent le contenu à leur compte et le partage en amplifiant l’effet sur une description mensongère.

Ainsi une photo d’une femme en train d’allaiter un enfant dans un restaurant a attiré sur son auteur les foudres de plusieurs internautes parce qu’il commençait en disant « C’est vraiment sale de faire ça en public ». ces derniers ont partagé la publication avec des commentaires acerbes, parfois haineux sans prendre le temps de lire en entier. Sinon ils auraient compris que l’auteur parlait des tongs que la jeune femme avait posées sur sa table de restaurant.

Une fake news peut être exploitée pour dénigrer une personne, une marque et pour présenter une vue erronée sur une question quelconque. En matière de politique, d’éducation et de sécurité les fake news se sont multipliées. Le Cameroun n’échappe pas au constat : des images et des vidéos hors contextes deviennent virales. Le problème c’est que des personnes qui se sont rendues coupables d’un acte répréhensible exploitent aussi ce phénomène pour se disculper.

De nombreux guides existent et se multiplient sur le sujet. La première chose à savoir : vous ne pouvez pas vérifier toutes les informations. Cet article ne vous dira pas comment vous pouvez éviter tout risque de partager ou de liker une fake news, surtout si elle a pour but de nuire à autrui. Je vais seulement partager avec vous quelques conseils que j’exploite moi-même pour certaines informations afin de ne pas entacher mon empreinte digitale.

Vérifier les sources d’informations

C’est le premier principe de la recherche d’information. Lorsque vous « tomber » sur une information la toile les informations vérifier si elle est disponible ailleurs. Ce sera généralement le cas. Parfois on retrouve la publication originale et on constate que c’est une blague qui s’est propagée comme une erreur avec des déformations.

Si l’information est disponible sur un site web il faut commencer par vérifier les informations sur les propriétaires. Un site sans informations, sans indication des auteurs ou de son objet n’est pas du tout sérieux. Sur les réseaux sociaux il faut consulter le profil et les autres publications de l’auteur.e. Parfois on se rend compte qu’effectivement c’est une personne qui aime des parodies et le partage de blagues, même sur des sujets sérieux.

Analyser le contenu

Une des causes de la déformation de la vérité est que les lecteurs ne prennent pas le temps de la consulter entièrement. Un texte n’est pas lu jusqu’au bout, une image n’est pas suffisamment analysée.

Je ne compte plus les photomontages  qui circulent sur la toile. Surtout celles qui montrent des personnages publics dans des postures et des gestes de conspirationistes. Vous pouvez aussi être face à des photos détounées avec des modifications sur le lieu, de circonstances, de protagonistes.

Il faut être prudent et ne pas interagir sans réfléchir avec du contenu. De manière générale il est préférable de ne pas diffuser des images violentes sur les plateformes ouvertes au jeune public. Vous pouvez dénoncer en indiquant la source. Si vous n’avez pas pu vérifier les sources, indiquez le.

Quels sont les outils pour contrôler si un contenu n’est pas une fake  news

Il y a quelques outils et astuces pour vous donner plus de possibilités d’identifier rapidement les sources et le contexte de publication d’un contenu.

La fonction de recherche par image de Google : En cliquant sur l’onglet Image en haut à droite vous activer une fonction de recherche ou une image remplace les mots clés.

Le DECODEX  créé par le journal Le Monde vous invite à copier-coller le lien vers une information ou un site web. Ensuite l'outil va affichier un code rouge pour un site dangereux ou auquel vous ne devez pas faire confiance, un code orange pour des sites avec des articles douteux mais qui ne concerne pas forcément l'ensemble du contenu diffusé ; un code bleu pour indiquer des sites parodiques qui ont pour objet la diffusion de gags et de fausses informations dans un but de divertissement..

Il faudrait plus de vérificateurs de contenus pour les informations venant du monde entier avec des contributeurs internationaux. D'autres outils existent qui sont parfois très géolocalisés question évaluation de contenu. Comme le site Africa Check qui vous permet de vérifier certains faits en soumettant également des liens vers des publications.

Dans le cas ou vous travaillez dans une entreprise ou que vous en êtes le directeur, ne pas être associé dans le partage de fake news est un soin apporté à votre personal branding.

 

Winnie NDJOCK


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